BiS (Bureau d’information sociale)

Le Bureau d’information sociale (BiS) est un dispositif de premier recours qui informe, conseille et oriente toute personne sur les prestations sociales disponibles à Genève. Né d’un projet pilote durant la crise du COVID-19, il a démontré son utilité dans la lutte contre le non-recours aux droits. Le CAPAS a joué un rôle actif dans sa création, son développement et sa pérennisation, aux côtés de nombreux partenaires associatifs et institutionnels.

La crise sanitaire liée au COVID-19 a mis en évidence l’importance de renforcer l’accès à l’information sociale. De nombreuses personnes rencontraient des difficultés pour connaître leurs droits ou identifier les prestations auxquelles elles pouvaient prétendre, alors même que leurs besoins augmentaient.

Face à ce constat, les principaux acteurs de l’action sociale genevoise, dont le CAPAS et plusieurs de ses organisations membres, se sont associés pour développer une réponse innovante : le Bureau d’information sociale (BiS).

Un projet pilote concluant

Le premier BiS a été mis en place de novembre 2020 à novembre 2021 dans six lieux répartis sur le territoire genevois.

Pensé comme un dispositif gratuit, anonyme, accessible sans rendez-vous et ouvert à toutes et tous, il avait pour mission d’accueillir, d’informer et d’orienter les personnes sur l’accès aux prestations sociales.

Plus de 1’300 personnes ont fréquenté les permanences durant cette première année. Les demandes concernaient principalement les difficultés financières, le logement, les questions de séjour, la santé et la recherche d’emploi.

L’évaluation du projet pilote a confirmé la pertinence du dispositif. Elle a mis en évidence son utilité dans la lutte contre le non-recours aux prestations sociales, tout en soulignant la plus-value d’une collaboration étroite entre les partenaires institutionnels et associatifs.

Une permanence désormais inscrite dans la durée

À la suite de cette évaluation, les partenaires ont décidé de pérenniser le dispositif.

Le BiS a ainsi rouvert ses portes le 14 septembre 2023 dans une arcade située au boulevard d’Yvoy 3, à la Jonction. Il accueille toute personne souhaitant obtenir une information ou une orientation en matière de prestations sociales, notamment dans les domaines des difficultés financières, du logement, de la santé ou de l’endettement.

Les permanences sont assurées deux fois par semaine par une équipe de professionnel-le-x-s du travail social provenant de l’Hospice général, de Pro Senectute (sur mandat de la Ville de Genève), d’organisations membres du CAPAS ainsi que d’autres partenaires du réseau.

Le BiS propose notamment :

  • une orientation vers les organismes les plus à même de répondre aux besoins exprimés
  • une information sociale de premier recours
  • un soutien pour connaître ses droits
  • un accompagnement dans l’accès aux prestations sociales cantonales lorsque les conditions sont remplies.

Le CAPAS fortement impliqué

Le CAPAS a joué un rôle moteur dans la création du projet pilote en mobilisant plusieurs de ses organisations membres autour de cette démarche collective.

Depuis la réouverture du dispositif, cinq organisations membres – Caritas Genève, le Centre social protestant, la Croix-Rouge genevoise, l’EPER et La Virgule – mettent à disposition, à tour de rôle, des assistant-e-x-s sociaux-ales pour assurer les permanences aux côtés des autres partenaires.

Le CAPAS participe également au groupe de pilotage du dispositif et contribue à son développement aux côtés des partenaires institutionnels et associatifs.

Un dispositif reconnu pour son efficacité

Une évaluation conduite par le professeur Jean-Michel Bonvin (Université de Genève) et la professeure Sophie Lucas (Haute école de travail social de Genève) a permis d’analyser le fonctionnement du BiS, le profil des personnes accueillies et les effets du dispositif sur l’accès aux droits.

Les résultats confirment l’utilité du Bureau d’information sociale comme dispositif de lutte contre le non-recours. Ils mettent également en évidence les besoins qui subsistent et identifient plusieurs pistes d’amélioration pour renforcer encore l’accès aux prestations sociales.

Consulter le rapport d’évaluation